Les anges mangent aussi des fayots est une comédie d’action italo-espagnole pleine d’énergie et de bonne humeur, réalisée par Enzo Barboni. À l’écran, on retrouve le charismatique Bud Spencer et le pétillant Giuliano Gemma, un duo improbable qui fonctionne à merveille. Le film s’inscrit dans la tradition des buddy movies des années 70, avec de la bagarre, des bonnes répliques et une ambiance vintage très réjouissante.
L’histoire se déroule dans l’Amérique des années 20, en pleine Période de la Prohibition, un décor parfait pour une aventure pleine de rebondissements. Un catcheur pas très docile se retrouve dans le collimateur de la mafia après avoir refusé de truquer un combat. En fuite, il fait la connaissance d’un vendeur de glaces un peu spécial, expert en arts martiaux. À eux deux, ils forment un drôle de duo qui va se retrouver embarqué, un peu malgré lui, dans les affaires douteuses de gangsters locaux. Entre les bastons épiques, les situations cocasses et l’énergie débordante des héros, on ne s’ennuie pas une seconde.
Avec son humour physique à l’ancienne et sa galerie de personnages hauts en couleur, Les anges mangent aussi des fayots est le genre de film parfait pour passer un bon moment sans se prendre la tête. Si vous aimez les films qui mélangent castagne, dérision et un peu de tendresse, ce petit bijou rétro ne vous décevra pas.
| Acteurs | |
| Sonny | Giuliano Gemma |
| Charlie Smith | Bud Spencer |
| Angelo | Robert Middleton |
| McIntosh | Bill Vanders |
| Cobra | Riccardo Pizzuti |
| Gerace's Daughter | Lara Sender |
| Gerace | Steffen Zacharias |
| Salvation Army Speaker | Francy Fair |
| Jim Baxter | Claudio Ruffini |
| O'Riordan | George Rigaud |
| Patrick Morin | |
| Judas | Víctor Israel |
| Wrestling Spectator | Gérard Landry |
| Police Officer | Fortunato Arena |
| Angelo's Thug | Marcello Verziera |
| McIntosh's Partner | Enrico Chiappafreddo |
| Gerace's Wife | Margherita Horowitz |
| Casino Dancer | Denise Bataille |
| Luigi Antonio Guerra | |
| Wrestling Judge (Non crédité) | Gianni Di Segni |
| Réalisation | |
| Réalisateur | Enzo Barboni |
| Assistant Réalisateur | Bernard Farrel |
| Giorgio Ubaldi | |
| Ángel G. Gauna | |
| Montage | |
| Monteur | Eugenio Alabiso |
| Production | |
| Producteur Exécutif | Antonio Morelli |
| Producteur | Thomas Sagone |
| Responsable de Production | Antonio Jover |
| Producteur Délégué | Juan Fortuny |
| Responsable d'Unité | Bruno Frascà |
| Ecriture | |
| Histoire | Enzo Barboni |
| Scénario | Enzo Barboni |
| J. Fortini | |
| Ángel G. Gauna | |
| Marie Claire Solleville | |
| Tulio Demicheli | |
| Son | |
| Compositeur de la Musique Originale | Guido De Angelis |
| Maurizio De Angelis | |
| Costume et Maquillage | |
| Conception de Costumes | Luca Sabatelli |
| Equipe | |
| Coordinateur Cascades | Emilio Messina |
| Caméra | |
| Directeur de la Photographie | Francisco Marín |
| Art | |
| Design de Production | Juan Alberto Soler |
| Décoration de Plateau | Enzo Bulgarelli |
Le film Les Anges mangent aussi des fayots a été partiellement tourné à New York pendant la période de la Grande Dépression. Contrairement aux conventions des westerns spaghetti, souvent tournés en studios ou dans les décors d'Almería, il mise ici sur des plans extérieurs authentiques dans les rues de la ville, ce qui lui confère un aspect visuel singulier et plus réaliste que ses homologues parodiques.
L’acteur Giuliano Gemma, surnommé Angel Face depuis son rôle marquant dans Un pistolet pour Ringo (1965), incarne dans ce film la figure de l’ange évoquée dans le titre Les Anges mangent aussi des fayots. Ce clin d’œil à sa carrière symbolique dans les westerns parodiques renforce l’aspect satirique du film.
Le titre Les Anges mangent aussi des fayots fait directement écho aux fayots, aliment emblématique et comique des westerns italiens parodiques. On retrouve cette référence notamment dans On l'appelle Trinita (1971), également signé Enzo Barboni, créateur emblématique du genre.
Dans Les Anges mangent aussi des fayots, Bud Spencer arbore une tenue de catcheur ridicule qui accentue le côté burlesque de son personnage. Ce choix vestimentaire appuie avec humour ses scènes d’empoignades physiques typiques, renforçant le comique de situation.
Le film est une coproduction italo-franco-espagnole réunissant cinq scénaristes, dont Enzo Barboni, qui signe également l’histoire originale sous son pseudonyme E.B. Clucher. Cette collaboration multinationale contribue à l’identité hybride et parodique typique des westerns européens des années 70.