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Affiche du film Torso

Torso

Film sorti en 1973

Torso est un film réalisé par Sergio Martino, une figure incontournable du cinéma de genre italien. C’est un vrai classique du giallo, ce style mêlant horreur, érotisme et mystère qui a marqué les années 70. Avec des acteurs comme Suzy Kendall, Tina Aumont et Luc Merenda, le film joue à fond la carte du suspense et du style visuel, tout en plongeant dans une ambiance inquiétante et sensuelle à la fois.

L’histoire suit un groupe d’étudiantes de l’université de Perugia, secouée par une série de meurtres brutaux. Un tueur masqué sévit dans les rues, utilisant un étrange foulard rouge et noir pour étrangler ses victimes avant de les démembrer. Pour échapper à la peur qui les entoure, quelques jeunes femmes partent se réfugier dans une villa isolée à la campagne. Mais leur tentative d’évasion tourne court, car le danger les suit jusque dans ce lieu reculé…

Visuellement stylisé, tendu du début à la fin, avec des touches de voyeurisme et de slasher sanglant, Torso plaira à ceux qui aiment frissonner tout en se laissant emporter par une atmosphère fascinante. Un film idéal pour découvrir les origines du thriller moderne et pour se plonger dans le meilleur du cinéma d’horreur italien.

  • Titre original :
    I corpi presentano tracce di violenza carnale
  • Réalisateur :
  • Acteurs principaux :
  • Genres :
    Horreur, Thriller, Mystère
  • Date de sortie :
    11/12/1973 (France) - 04/01/1973 (pays d'origine)
  • Durée :
    93 minutes
  • Pays de production :
    Italie
Bientôt disponible
Bientôt disponible

Distribution : Torso

Acteurs
Jane Suzy Kendall
Daniela Anselmi Tina Aumont
Roberto Luc Merenda
Prof. Franz John Richardson
Stefano Vanzi Roberto Bisacco
Gianni Tomasso, the Scarf Vendor Ernesto Colli
Katia Angela Covello
Ursula Carla Brait
Carol Peterson Conchita Airoldi
Florence Heineken Patrizia Adiutori
Motorcycle Guy #1 Luciano Bartoli
Motorcycle Guy #2 Gianni Greco
Inspector Martino Luciano De Ambrosis
Village Idiot Enrico DiMarco
Slim Boy in Village Giorgio Dolfin
Uncle Nino Carlo Alighiero
Delivery Man Vincenzo Crocitti
Truck Driver Luca Bonicalzi
John, Flo's Boyfriend Fausto Di Bella
Car Repairman Giuseppe Terranova
Prostitute Rosaria della Femmina
Woman in Car with Roberto Ermelinda De Felice
Woman with Green Dress at University Exit (Non créditée) Dolores Calò
Gianni Tomasso (child) (Non crédité) Renato Cestiè
Stefano's Landlady (Non créditée) Vera Drudi
Policeman at Crime Scene (Non crédité) Giuseppe Marrocco
Hippie Dancer (Non créditée) Barbara Marzano
Policeman at Crime Scene (Non crédité) Osvaldo Natale
Witness at Crime Scene (Non crédité) Alberto Sorrentino
Réalisation
Réalisateur Sergio Martino
Superviseur de Scénario Anita Borgiotti
Premier Assistant Réalisateur Michele Massimo Tarantini
Montage
Monteur Eugenio Alabiso
Assistant Monteur Amedeo Moriani
Production
Producteur Exécutif Tonino Cervi
Producteur Carlo Ponti
Responsable de Production Dino Di Salvo
Secrétaire de Production Giuseppe Bruno Bossio
Responsable d'Unité Andrea Petricca
Ecriture
Histoire Sergio Martino
Scénario Ernesto Gastaldi
Sergio Martino
Son
Compositeur de la Musique Originale Guido De Angelis
Maurizio De Angelis
Artiste Foley Luciano Anzellotti
Mixeur Sonore Romano Pampaloni
Son Alberto Moretti
Costume et Maquillage
Conception de Costumes Silvio Laurenzi
Vera Marzot
Maquilleur Mario Van Riel
Coiffeur Marisa Fraticelli
Caméra
Directeur de la Photographie Giancarlo Ferrando
Photographe de Plateau Paolo Pettini
Opérateur Caméra Adolfo Troiani
Assistant Caméra Bruno Pellegrini
Art
Design de Production Giantito Burchiellaro

Tournage en Italie et ambiance voyeuriste

Le tournage de Torso s’est déroulé principalement à Pérouse ainsi que dans une villa isolée de Tagliacozzo. Ce cadre provincial et reculé servait à accentuer l'atmosphère de claustration si chère au giallo. Les séquences mettant en scène les actrices partiellement dénudées y étaient particulièrement prolongées, soulignant l’aspect voyeuriste du film. Afin de maximiser ces moments d’exposition, le scénario retarde volontairement les interventions du tueur, qui n’attaque qu’assez tard pour maintenir la tension tout en justifiant ces séquences d'apparence gratuite.

Des choix de mise en scène regrettés

Le réalisateur Sergio Martino a inséré dès les premiers instants de Torso des scènes de nudité largement prolongées, flirtant avec l’esthétique softcore. Il a reconnu, dans des interviews ultérieures, une certaine exagération dans la représentation du corps féminin. Cette approche donne au film une tonalité hybride entre slasher psychologique et érotisme graphique, ce qui se manifeste dans les longues scènes de meurtre où la caméra s'attarde sur les actrices, amplifiant la charge sensuelle du danger.

Un tournage multilingue pour une postproduction typiquement italienne

Comme souvent dans le cinéma italien des années 70, les acteurs de Torso ont tourné dans leurs langues respectives, alternant entre italien et anglais. Toutefois, cette méthode a conduit à une postproduction entièrement doublée, déconnectant les dialogues finaux de la réalité vocale des acteurs. Ce procédé, standard dans l’industrie italienne de l’époque, contribue à cette dissonance sonore caractéristique de nombreux gialli.

Effets sanglants limités mais efficaces

Limitée par un budget restreint, la production de Torso a employé des astuces pratiques pour la mise en scène des effets gore. Ainsi, lors de la séquence finale haletante où Jane observe le tueur depuis l'escalier, les scènes de démembrement sont suggérées hors champ par des bruits de scie manuelle. Ce choix renforce la tension psychologique en jouant davantage sur l’imaginaire du spectateur que sur une violence frontale.

Symbole de trauma : la poupée et le tueur

Une séquence d'ouverture marquante montre un enfant en train d'enfoncer les yeux d'une poupée de chiffon, introduisant d’emblée une charge symbolique. Cette image représente le traumatisme à l’origine de la psyché du tueur, profondément marqué par la mort de son frère liée à cette poupée. Son apparition cyclique tout au long du film fonctionne comme un leitmotiv visuel, renforçant l'association entre souvenirs d’enfance, obsession pathologique et déclenchement des meurtres.