Baise-en-ville est une comédie française décalée et touchante réalisée par Martin Jauvat, qui tient aussi le rôle principal. Le film mêle humour burlesque et chronique sociale, avec une vraie tendresse pour la jeunesse banlieusarde. On y retrouve aussi Emmanuelle Bercot et William Lebghil, dans un casting qui sonne juste et naturel. Inspiré du vécu du réalisateur, le film propose une plongée drôle et sincère dans le quotidien de ceux qui galèrent à trouver leur place.
L’histoire suit Sprite, un jeune de 25 ans qui retourne vivre chez ses parents après une rupture. Entre une auto-école qui traîne, des boulots précaires et des soirées cheloues dans des villas vidées de leurs fêtards, il tente de s’en sortir comme il peut. Pour éviter les longs trajets de nuit en banlieue, il mise sur une méthode un peu foireuse mais audacieuse qu’il appelle "baise-en-ville" — rencontrer quelqu’un sur une appli, passer la soirée... et squatter chez elle pour la nuit. Avec beaucoup d’humour et de tendresse, le film explore les galères de ceux qui n’ont pas de permis, pas de taf stable, mais beaucoup de débrouille et de coeur.
Baise-en-ville parle de jeunesse paumée, de masculinité douce, de rêves à petits moyens et de mobilité compliquée. C’est drôle, malin, parfois poignant, toujours juste. Si vous aimez les comédies sociales qui ne se prennent pas au sérieux mais qui racontent quelque chose de vrai, vous allez adorer.
| Acteurs | |
| Sprite | Martin Jauvat |
| Marie-Charlotte | Emmanuelle Bercot |
| Walid | William Lebghil |
| Safia | Anaïde Rozam |
| Ricco | Sébastien Chassagne |
| Laura | Annabelle Lengronne |
| Sprite's father | Michel Hazanavicius |
| Jérôme Niel | |
| Sprite's mother | Géraldine Pailhas |
| Mahamadou Sangaré | |
| Mathilde | Mahaut Adam |
| Réalisation | |
| Réalisateur | Martin Jauvat |
| Premier Assistant Réalisateur | Louise Blachère |
| Montage | |
| Monteur | Jules Coudignac |
| Assistant Monteur | Sirima Mahrez |
| Production | |
| Producteur | Emmanuel Chaumet |
| Ecriture | |
| Scénario | Martin Jauvat |
| Son | |
| Mixage Reprise Sonore | Sébastien Pierre |
| Artiste Foley | Vincent Milner |
| Opérateur de Perche | Fabien Kharat |
| Son | Julien Brossier |
| Superviseur de Musique | Thibault Deboaisne |
| Costume et Maquillage | |
| Conception de Costumes | Lucille Betrancourt |
| Assistant Costume | Mahaut Adam |
| Assistant Maquilleur | Amanda Silaen |
| Maquilleur Principal | Amélie Baboulenne |
| Designer de Costumes | Imane Soltani |
| Equipe | |
| Scénario | Clara Gosselin |
| Caméra | |
| Directeur de la Photographie | Vincent Peugnet |
| Art | |
| Design de Production | Erwan Le Gal |
| Responsable de Décors | Pierre Renaux |
| Décorateur de Plateau | Pauline Schaettel |
C’est en rangeant une brosse à dents dans son sac à dos que Martin Jauvat a été involontairement plongé dans l’univers urbain et intime de « Baise-en-ville ». Un collègue, voyant cet objet, le félicite pour sa prévoyance ; intrigué, Jauvat découvre alors l’expression populaire qui inspirera à la fois le titre et l’ambiance de son film, à mi-chemin entre comédie sentimentale et chronique de banlieue nocturne.
Alors que « Baise-en-ville » représentait pour lui un projet plus ambitieux, Martin Jauvat envisageait d’engager un comédien professionnel pour le rôle principal. Pourtant, sur l’insistance de son producteur, il choisit finalement de s’y investir pleinement. En plus du bénéfice économique de fusionner deux postes clés, il a pu optimiser la préparation des scènes en les supervisant directement depuis la caméra, incarnant avec authenticité son personnage dans cette narration grenue du quotidien en banlieue.
Prévu sur huit semaines, le tournage de « Baise-en-ville » s’est déroulé avec un budget de 3,5 millions d’euros. Martin Jauvat, occupant le rôle central dans tous les plans, a enchaîné 41 jours complets sur le plateau. À la tête du montage également, il négocia vingt semaines de travail studio pour peaufiner le rythme nocturne et les textures sonores si caractéristiques du film ; lors de l’interview, il en était à sa dix-septième semaine de montage.
Chelles, banlieue natale du réalisateur, sert de décor intégral à « Baise-en-ville ». Tourné en grande partie de nuit, dans des bus de banlieue déserts et baignant dans une lumière spectralement plate, le film transforme ces espaces anonymes en paysages lunaires à la poésie urbaine. Malgré le peu de soutien de la mairie, l'équipe a exploité cette ambiance sombre et réelle pour refléter l’errance intérieure des personnages.
Au cœur des repérages de décors et de coordination technique pour « Baise-en-ville », Martin Jauvat doit s’absenter un temps pour participer à un oral dans le cadre d’un prix dont il fut lauréat auparavant. À peine le tournage achevé, l’été venu, il part en vacances tandis que Canal+ achète les droits de son court-métrage « Full Metal Kebab », confirmant ainsi son ascension dans le paysage cinématographique français.