Danger: Diabolik - From Fumetti to Film est un documentaire réalisé par Kim Aubry, sorti en France le 14 juin 2005. Il explore la façon dont le personnage culte Diabolik, issu des fumetti neri italiens, a été porté à l’écran à travers le film mythique Danger : Diabolik ! de Mario Bava (1968). Avec les interventions de Steve Bissette et Roman Coppola, le film revient sur une rencontre décisive entre bande dessinée et cinéma pop des sixties, un moment-clé pour comprendre l’esthétique psychédélique, l’esprit BD et l’audace formelle qui ont nourri ce classique.
Ce making-of retrace, sans spoiler l’intrigue du film de 1968, la genèse de Danger : Diabolik ! : comment l’univers de Diabolik, son duo avec Eva Kant et la traque menée par Ginko ont été traduits en images, en jouant des couleurs pop, des vibes psychédéliques et des clins d’œil aux comédies d’espionnage. L’enjeu est clair et excitant : capter l’énergie d’une BD noire et stylisée, trouver le ton entre glamour, ironie et sensation, et révéler les choix de mise en scène qui ont fait de l’œuvre de Bava un objet culte. Un voyage élégant et fun dans l’atelier d’un cinéma pop-art qui ne vieillit pas.
| Acteurs | |
| Lui-même | Mario Bava |
| Lui-même | Steve Bissette |
| Lui-même | Roman Coppola |
| Lui-même | Dino De Laurentiis |
| Lui-même | Jane Fonda |
| Lui-même | John Phillip Law |
| Lui-même | Ennio Morricone |
| Lui-même | Adam Yauch |
| Réalisation | |
| Réalisateur | Kim Aubry |
| Montage | |
| Monteur | Serena Warner |
| Ecriture | |
| Écrivain | Kim Aubry |
| Equipe | |
| Cinématographie | Alan Dater |
| Eli Adler | |
Le tournage initial de Danger : Diabolik a débuté en septembre 1965 en Espagne avec un autre réalisateur et des acteurs comme George Raft. Cependant, le projet a été interrompu à cause de la maladie de Raft et finalement abandonné par Dino De Laurentiis, qui a jugé les rushes désastreux. Cela a entraîné des conflits majeurs et la saisie du matériel par une société espagnole.
Mario Bava a réussi à réaliser Danger : Diabolik pour seulement 400 000 dollars, en contraste avec le budget initial de 3 millions de dollars proposé par De Laurentiis. Sa capacité à réaliser le film à ce coût a impressionné le producteur, qui lui a offert l'opportunité de faire une suite avec les fonds restants. Bava a toutefois décliné cette proposition, épuisé par sa collaboration avec De Laurentiis.
Toutes les scènes mettant en vedette Terry-Thomas ont été filmées en une seule journée à cause de son emploi du temps chargé. Sa voix a été enregistrée directement sur le plateau, contrairement aux autres acteurs qui ont dû faire le doublage en post-production. Cela a ajouté une dimension unique aux performances dans Danger : Diabolik.
Dans Danger : Diabolik, le protagoniste utilise un mannequin vêtu de son costume pour tromper les policiers, projeté par une catapulte depuis un château. Mario Bava joue habilement sur les attentes du public, suggérant que cet effet est simple, alors qu’en réalité, il s'agit véritablement d'un mannequin dans le récit de l'univers du film.
Bava a incorporé des effets optiques tels que des mattes voyageants pour des scènes de voitures et de cabine téléphonique dans Danger : Diabolik. Ces techniques, imposées par De Laurentiis pour clarifier l'histoire, étaient inhabituelles pour Bava, qui préférait contrôler tous les effets lui-même sans recourir à la sous-traitance.