Le Cantique des cantiques (1933) est un drame romantique réalisé par Rouben Mamoulian, qui s’inscrit pleinement dans l’univers glamour du cinéma hollywoodien des années 1930. Entre Berlin et les ateliers de sculpture, le film déploie une ambiance élégante et sensuelle, au service d’un récit où se croisent amour, rivalité et transformation. En explorant la séduction, l’ambition et la rédemption, il met en lumière une héroïne en quête d’émancipation féminine, emblématique des passions portées à l’écran dans cette période.
À son arrivée à Berlin, Lily, jeune paysanne orpheline, s’installe chez sa tante, une libraire au caractère bien trempé. Elle rencontre Richard, un sculpteur séduisant dont l’atelier jouxte la boutique, puis attire l’attention d’un riche baron mécène. Propulsée au cœur d’un triangle amoureux, Lily doit naviguer entre l’attrait d’un monde glamour, le vertige de la réussite et ses propres désirs. Le film suit sa métamorphose avec douceur et intensité, sans rien spoiler des choix qui mettront à l’épreuve son cœur et sa liberté.
| Acteurs | |
| Lily Czepanek | Marlene Dietrich |
| Richard Waldow | Brian Aherne |
| Baron von Merzbach | Lionel Atwill |
| Mme Rasmussen | Alison Skipworth |
| Von Prell | Hardie Albright |
| Fräulein Von Schwertfeger | Helen Freeman |
| Matire D' | Max Barwyn |
| French Teacher | Adrienne D'Ambricourt |
| Réalisation | |
| Réalisateur | Rouben Mamoulian |
| Ecriture | |
| Scénario | Leo Birinski |
| Samuel Hoffenstein | |
| Roman | Hermann Sudermann |
| Écrivain | Benjamin Glazer |
| Rouben Mamoulian | |
| Edwin Justus Mayer | |
| Pièce de Théâtre | Edward Sheldon |
| Son | |
| Son | Harry D. Mills |
| Costume et Maquillage | |
| Conception de Costumes | Travis Banton |
| Caméra | |
| Directeur de la Photographie | Victor Milner |
| Photographe de Plateau | Eugene Richee |
| Assistant Caméra | Robert Rhea |
| Art | |
| Direction Artistique | Hans Dreier |
Marlene Dietrich n'a pas posé nue pour la statue du film, contrairement aux affirmations de la publicité de Paramount. Elle a catégoriquement refusé, pour plusieurs raisons dont une que sa fille a révélée dans ses mémoires.
Personne n'était satisfait de cette collaboration forcée entre Marlene Dietrich et Rouben Mamoulian. Les studios Paramount ont imposé à l'actrice de tourner avec un autre réalisateur que Josef von Sternberg après Blonde Venus, et le scénario était jugé par tous comme étant épouvantable.
Marlene Dietrich et Brian Aherne ont eu une liaison pendant le tournage. Cette relation a apporté de la chaleur à un film, Le Cantique des cantiques, qui en manquait singulièrement sur le plan émotionnel.
Le film Le Cantique des cantiques a contourné brillamment la censure grâce à un montage habile de Rouben Mamoulian. Le réalisateur a su visualiser les formes de la jeune femme et sa nudité dans les scènes de pose à travers des techniques de montage sophistiquées, juste avant l'instauration du Code Hays.
Le Cantique des cantiques n'a eu que peu de succès et est devenu assez peu courant aujourd'hui. Malgré le talent de Mamoulian et la présence de Marlene Dietrich, le film n'a pas trouvé son public et reste aujourd'hui l'une de ses réalisations les moins accessibles.