Way of the Gun est un thriller tendu et sans concession, écrit et réalisé par Christopher McQuarrie, connu pour son travail sur des scénarios intenses et pleins de rebondissements. Ce film mélange habilement les codes du polar noir et du western moderne, avec une atmosphère brute et des dialogues acérés. Il réunit à l'écran Ryan Phillippe et Benicio del Toro dans des rôles de truands charismatiques mais dangereux, aux côtés de Juliette Lewis qui incarne un personnage central et mystérieux.
L’histoire démarre avec deux petits malfrats, Parker et Longbaugh, qui pensent avoir trouvé un coup facile : kidnapper une mère porteuse portant l’enfant d’un couple richissime aux liens douteux avec la mafia. Leur plan semble bien huilé, mais rien ne se passe comme prévu. Entre règlements de comptes sanglants, poursuites au Mexique, et une série de trahisons, les deux hommes se retrouvent peu à peu pris au piège d’un jeu dangereux qui les dépasse.
Way of the Gun est un film nerveux et audacieux, parfait pour celles et ceux qui aiment les ambiances tendues, les personnages complexes, et les scènes de fusillades intenses. C’est un vrai polar noir moderne, où les choses ne sont jamais aussi simples qu’elles en ont l’air, et où chaque choix a un coût. À découvrir pour son style unique et son ton sans compromis.
| Acteurs | |
| Mr. Parker | Ryan Phillippe |
| Mr. Longbaugh | Benicio del Toro |
| Robin | Juliette Lewis |
| Jeffers | Taye Diggs |
| Obecks | Nicky Katt |
| Abner Mercer | Geoffrey Lewis |
| Hale Chidduck | Scott Wilson |
| Dr. Allen Painter | Dylan Kussman |
| Joe Sarno | James Caan |
| Raving Bitch | Sarah Silverman |
| Francesca Chidduck | Kristin Lehman |
| P. Whipped | Henry Griffin |
| Federale #1 | Armando Guerrero |
| Federale #2 | Andres Orozco |
| Sloppy Prostitute | Irene Santiago |
| Réalisation | |
| Réalisateur | Christopher McQuarrie |
| Réalisateur de la Seconde Équipe | Kenneth Kokin |
| Superviseur de Scénario | Suzanne Bingham |
| Premier Assistant Réalisateur | William Paul Clark |
| Second Assistant Réalisateur | Dawn Massaro |
| Second Second Assistant Réalisateur | Susie Balaban |
| Montage | |
| Monteur | Stephen Semel |
| Premier Assistant Monteur | Robert Berman |
| Chronométreur de Couleurs | Mike Milliken |
| Découpeur de Négatif | Gary Burritt |
| Production | |
| Producteur Exécutif | Russell D. Markowitz |
| Casting | Lynn Kressel |
| Producteur | Kenneth Kokin |
| Assistant de Casting | Judi McKee |
| Responsable de Production | Russell D. Markowitz |
| Superviseur de Production | Christine White |
| Responsable de la Production Exécutif | Bill Block |
| Ecriture | |
| Scénario | Christopher McQuarrie |
| Storyboard | Mark Lambert Bristol |
| Son | |
| Mixage Reprise Sonore | Chris David |
| Chuck Michael | |
| Monteur Son en Chef | Chuck Michael |
| Artiste Foley | Alicia Stevenson |
| Dawn Lunsford | |
| Mixeur Sonore | Jonathon 'Earl' Stein |
| Monteur Musical | Lise Richardson |
| Consultant Dolby | Thom 'Coach' Ehle |
| Opérateur de Perche | Brent Brewington |
| Musique | Joe Kraemer |
| Costume et Maquillage | |
| Conception de Costumes | Genevieve Tyrrell |
| Heather McQuarrie | |
| Coiffeur Principal | Erin Lyons |
| Maquilleur Principal | Gina Homan |
| Equipe | |
| Coordinateur Cascades | Gary Paul |
| Coordinateur de Transport | Mark A. James |
| Service de Ménage | Melinda Haynes |
| Responsable de Post-Production | Felicity Nove |
| Caméra | |
| Directeur de la Photographie | Dick Pope |
| Opérateur Caméra | Ian Fox |
| Machiniste Principal | Arly H. Thomsen |
| Machiniste en Chef Adjoint | Julie Fife |
| Gary W. Shaw | |
| Machiniste Dolly | Jeffrey A. Johnson |
| Directeur de la Photographie de la Seconde Équipe | Kenneth Kokin |
| Art | |
| Design de Production | Maia Javan |
| Direction Artistique | Tom Meyer |
| Décoration de Plateau | Les Boothe |
| Responsable de Décors | Ian Roylance |
| Coordinateur de Construction | Curtis Crowe |
| Designer de Décors | Linden Snyder |
| Chef d'Équipe | Kathy Crandall |
| Eclairage | |
| Chef Technicien Lumière | John Farr |
| Électricien en Chef Adjoint | John Raymer |
Lors de l’écriture du scénario de The Way of the Gun, Christopher McQuarrie a intentionnellement compilé « une liste de chaque tabou, tout ce qu'il savait qu'un cadre lâche refuserait d'accepter » pour construire un protagoniste immoral mais captivant. Cette approche radicale incluait une ouverture de dix pages d’une violence extrême, finalement jugée trop brutale et écartée à la veille du tournage. Cette volonté de subversion des normes hollywoodiennes transparaît dans le ton audacieux du film.
La crédibilité tactique de The Way of the Gun est due en grande partie à Doug McQuarrie, ancien Navy SEAL et frère du réalisateur. Il a minutieusement supervisé la manipulation d’armes et les déplacements des acteurs pour garantir une authenticité militaire. Ce perfectionnisme se retrouve dans les scènes de fusillades méthodiques où chaque mouvement est précis, crédible et tendu.
Christopher McQuarrie a instauré une règle simple mais puissante sur le plateau de The Way of the Gun : « Quand les armes sortent, tout le monde arrête de bouger ». Il voulait que les armes deviennent une présence charismatique et dangereuse, comme un cobra dans une pièce. Cette directive visait à intensifier le suspense dès qu’une arme apparaissait à l’écran, soulignant la mortalité instantanée qu’elle implique.
Le climax de The Way of the Gun, situé dans une maison close mexicaine, a été préparé comme une véritable opération stratégique. McQuarrie et son équipe, aidés de son frère Doug, ont élaboré une maquette, une carte topographique du lieu ainsi que des storyboards détaillés pour chaque mouvement. L’ensemble s’inspire explicitement de la violence brute du final de La Horde sauvage de Sam Peckinpah, renforçant l’aspect brutal et inévitable du carnage final.
Alors qu’il recevait des propositions alléchantes d’Hollywood, Ryan Phillippe s’est battu personnellement pour décrocher un rôle dans The Way of the Gun. Malgré les refus initiaux, il a déclaré au réalisateur : « Il y a beaucoup de gens qui tentent de faire de moi une star de cinéma, et je suis un acteur. » Sa persévérance a payé, soulignant l’engagement des interprètes dans ce film à contre-courant des standards hollywoodiens.